Saint Florent et ses traditions

Découvrez le patrimoine culturel de Saint-Florent et ses traditions.

L’église de Sainte-Anne

Nichée au cœur du centre piétonnier de Saint-Florent, en Haute-Corse, l’église Sainte-Anne se découvre au gré d’une balade le nez au vent avec son clocher carré, datant du XVIIIème siècle.

L’église de Sainte-Anne a été entièrement rénovée en 2017 par des entreprises spécialisés de la microrégion et les travaux ont été financés par la mairie de Saint-Florent.

Sainte Patronne de l’église paroissiale du village, Sainte Anne est célébrée tous les ans le 26 juillet comme le veut le calendrier liturgique. Ce jour-là, après la traditionnelle messe, la statue de la sainte est portée dans les rues du village en toute fin de journée avant de revenir à l’église.

Les habitants de Saint-Florent se retrouvent après autour du verre de l’amitié et sont invités à manger des cuisses de grenouilles comme le veut une tradition plus profane.

La fête triennale de Saint Flor

La fête de Saint-Flor, qui est célébrée à Saint-Florent, tous les trois ans, le Lundi de Pentecôte, honore la relique de Saint-Flor.

Elle date de la fin du XVIIIème siècle, Monseigneur Guasco, évêque du Nebbiu, de 1770 à 1773, désirant donner à son diocèse, selon les mœurs religieuses de cette époque, une sainte relique, demanda au pape Clément XIV, de lui donner la dépouille d’un soldat martyr Romain du IIIe siècle, ensevelie dans les catacombes Saint Sébastien à Rome, avec la fiole de son sang, indice de son martyr.

Le pape donna son accord au responsable d’un des plus anciens évêchés de la Corse.

La dépouille du martyr chrétien fut exhumée et soigneusement rangée dans une chasse de bois de cèdre doré, après avoir été paré de sa tunique brodée aux perles fines, de sa couronne de fleurs et sa palme de martyr ainsi que ses attributs guerriers, car le martyr, un jeune soldat âgé de 15 à 16 ans, avait été soldat du Christ (d’où la statue du soldat romain).

Transporté par voie de mer, du port d’Ostie en Italie, en Corse, la chasse contenant la dépouille du martyr, fut débarqué sur la plage de la Marana, près de l’ancienne cathédrale de Mariana, appelée Canonica. Là, l’attendait Monseigneur Guasco, tout le clergé du diocèse du Nebbiu et une foule de fidèles de la région de Borgu, du Nebbiu et de Saint-Florent.

Après une halte à la Canonica, la chasse du Saint fut transportée à bras d’homme, en empruntant les sentiers muletiers qui sillonnent la région, depuis Borgu jusque dans la région du Nebbiu et de Saint-Florent.

Cela avait eu lieu le Lundi de Pentecôte 1771.

La relique a été baptisée du patronyme de Saint-Flor. Les initiales inscrites sur la chasse peuvent être interprétées ainsi : Clément à Saint-Flor Martyr (CSFM).

L’évêque du Nebbiu institua ensuite une fête de Saint-Flor, qui sera désormais célébrée, tous les trois ans, le lundi de pentecôte, sous les ornements rouges propre à la fête des martyrs de la chrétienté.

À cette occasion, la chasse du Saint était portée à bras d’hommes en procession, aux accents rythmés de la fanfare, jusqu’à l’église Sainte-Anne, ou elle était exposée à la vénération des fidèles.

Aujourd’hui et depuis deux siècles, la relique de Saint-Flor est honorée et l’espace d’un week-end, la cité vit au rythme de la fête et de la tradition. La ville se pare, en effet, ce jour-là, aux deux entrées de l’agglomération et à l’intérieur même de celle-ci de plusieurs arches de verdure, de banderoles, de guirlandes colorées, souhaitant la bienvenue aux pèlerins et rendant hommage à Saint Flor.

La chasse de Saint-Flor a été restaurée en 1988 par l’ébéniste Bastiais Richard Buckland. Au cours des travaux, ce dernier trouva cinq documents signés d’un certain Paoli, glissés dans les plis du coussin sur lequel reposait la tête du martyr. On parla d’un mystère. Il ne s’agissait en fait que de simples reçus de sommes d’argent versées à l’église par ceux qui cultivaient les terres lui appartenant, comme celle de Montfiascone à Santo Pietro di Tenda, alors ensemencée en blé. Cependant on ne saura sans doute jamais pourquoi ces documents avaient été placés là.

Cliquez ci-dessous pour voir les photos des précédentes Saint Flor :

Saint Erasme

Célébrée le 2 juin, la Saint-Erasme est la fête du saint patron des pêcheurs.Chaque année, la statue du Saint est hissée sur une embarcation pour être portée en procession en mer, au cœur du golfe de Saint-Florent.

Le prêtre bénit les barques et procède au jet d’une couronne de fleurs à la mer.

La population est invitée à rejoindre les barques des pêcheurs et les bateaux de promenades en mer pour suivre cette procession sur l’eau.

Cette manifestation, qui se déroule dans plusieurs ports de pêche en Corse, est particulièrement suivie à Saint-Florent, port de plaisance qui vit aussi au rythme de ses activités de pêche traditionnelle.

Le Catenacciu

Le « Catenacciu » (de catena, chaîne en latin) est une tradition corse qui se déroule lors de la procession du Vendredi saint. Le « Catenacciu » effectue un chemin de croix à travers le village, et symbolise la montée du Christ au calvaire.

Nul ne doit savoir qui se dissimule sous la cagoule du porte-croix. Seul le curé de la paroisse connaît son identité.

Le pénitent est vêtu d’une aube écarlate et d’une cagoule rouge et a les pieds nus. Outre la croix en chêne massif de 25 kg, il porte des chaînes de 15 kilos attachées aux chevilles. Sur un parcours de 1,8 km, le « Catenacciu » doit tomber trois fois sur son chemin, à l’image du Christ, avant d’être symboliquement crucifié.

Le pénitent est suivi à travers les ruelles du village par les fidèles, psalmodiant « Perdono, mio Dio », un chant de demande de pardon divin.

A GRANITULA (escargot)

Elle achève souvent la procession, une spirale est effectuée par les confrères et les fidèles, rite particulièrement difficile à exécuter, elle marque un temps très fort du cycle cérémoniel corse à Pâques. La procession s’enroule sur elle-même jusqu’à former un point compact, puis elle se déroule jusqu’à former un cercle qui tourne sur lui-même et finalement se défait.

La Granitula désigne aussi un coquillage marin : le bigorneau, dont la cérémonie s’en inspire, en  prenant la forme d’une spirale.

La tradition de cette plus ancienne procession de Corse remonte au XIIIe siècle, instaurée alors par des franciscains toscans. Elle s’est poursuivie au XIVe et XVe sous l’influence du royaume d’Aragon et des pratiques religieuses pénitentielles, puis aux XVIe avec le développement des confréries religieuses.

Le bûcher de Noël

Après la messe, très suivie, les fidèles se retrouvent sur la place principale pour assister au grand feu de Noël appelé « U Rocchiu ». Une tradition ancestrale, et conviviale.

Traditionnellement le feu devait être exclusivement composé de bois provenant des maisons, jardins et prés appartenant à des villageois. Chacun d’entre eux devait donner au moins une bûche aux enfants qui ramassent le bois dès le matin du 24 décembre. Ne pas s’adonner à ce rituel exposerait, selon la légende, à mourir dans l’année. Aujourd’hui le feu de noël est préparé principalement par les employés municipaux.

Un spectacle inoubliable où chacun regagne son domicile pour le repas de Noël, quand le feu faiblit. On déguste alors le cabri accompagné de tranches de Pulenta; les canistrelli et les frappes pour le dessert. Le 25 après la disparition du feu, les cendres étaient ramassées par les villageois qui les déposaient dans leur cheminée.

Autant de bûches que de convives

Une vieille légende disait qu’il fallait bien compter les membres de la famille présents au repas de Noël et mettre autant de bûches dans la cheminée que de convives. Sinon, les fêtes de fin d’année suivantes seraient endeuillées du nombre de bûches manquant. Une règle respectée à la lettre par des corses très superstitieux.

Conjurer l’Ochju le 24 décembre

L’Ochju en Corse signifie le mauvais œil, c’est une croyance mystérieuse qui est ancrée dans la culture de l’île. Elle désigne les forces occultes dont une personne est victime. Tout le monde peut apprendre à conjurer l’ochju, c’est dans la nuit de noël, qu’a lieu l’apprentissage des incantations. Attention si on les transmet à une date différente du 24 décembre, le pouvoir est perdu.  On vous en donne quelques brides : Pour conjurer le mauvais œil la signadora met de l’huile dans une assiette remplie d’eau, et elle trempe son doigt dedans. Si les gouttes d’huile se diluent dans l’eau alors le patient a été annuchjé, il a le mauvais oeil. Mais si les gouttes d’huile restent entières, ça veut dire que la personne n’a pas le mauvais oeil sur lui.

La Cunfraterna Santa Croce

Née à la fin du XVe siècle, la Cunfraterna Santa Croce fut la plus ancienne compagnie de laïcs de l’ancien diocèse du Nebbiu.

Autour de son oratoire érigé aux abords de la maison De Morati, la confrérie a traversé les siècles avant de s’éteindre dans l’entre deux-guerres, privée de ses forces vives tombées au combat.

Par l’initiative de plusieurs Saint-Florentins, la Cunfraterna Santa Croce a connu sa renaissance en mai 2008, intronisée au cours d’une messe solennelle en la cathédrale Santa Maria Assunta di u Nebbiu.

Depuis lors, sa quarantaine de confères œuvre au sein de la communauté paroissiale par ses chants et sa participation aux célébrations religieuses, ainsi que dans le domaine social à travers des actions de solidarité.

Présente pour animer les temps forts du calendrier religieux, dont l’incontournable Settimana Santa, la confrérie s’efforce de partager et de pérenniser, en tant que dépositaire d’une mémoire collective, les traditions religieuses de Saint-Florent et un patrimoine qui n’est pas que vocal.

Elle encourage à la pratique de la foi, accompagne les familles jusque dans la mort, et s’efforce de répondre à leurs besoins jusque dans la précarité.

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