Le dimanche 29 mai 2016 à l’occasion du centenaire de la bataille de Verdun, la commune s’est associée au souvenir national en mémoire des victimes de la plus sanglante bataille de la Grande Guerre.
Autour du monument aux morts et en présence de nombreuses personnes venues assister à cette cérémonie autour des porte-drapeaux, le président des anciens combattants de la Conca d’Oro et du Nebbio et les élus ont lu le discours du Ministre et déposés les traditionnels gerbes de fleurs.
La minute de silence a été également observée en honneur des 11 325 corses tués au champs d’Honneur entre 1914 et 1918 et plus particulièrement aux natifs de Saint-Florent : Cosimo Joseph, Luciani Louis (S/Lieutenant), Cosimo Paul, Acchiardi Pierre, Rossi François, Murati Noel, Mori Pancrace, Mori Paul Marie, Donzella Auguste, Finocchi Louis (Lieutenant), Donzella Thomas, Poggi Louis Félix (Medecin-Major), Feydel Marcel, Montaggioni Philippe Antoine, Saporiti Xavier, Benvenuti Sestillo, Padrona Joseph (Lieutenant), Volelli Antoine, Orsini Ange Hilaire (Marechal des Logis).
Le 173° Régiment d’Infanterie « Le Régiment des Corses » et sa célèbre devise « Aio Zitelli » a écrit ses plus belles pages, douloureuses souvent mais combien glorieuses de son histoire.
« Le 15 mai 1916, le général Pétain, venu au 15e corps d’armée, fait connaître que le régiment va être appelé à opérer sur la rive gauche de la Meuse, sur la cote 304, où se continue la bataille de Verdun engagée depuis le 21 février 1916.
Le 16 mai, par voie de terre, le régiment se transporte à Villers-Daucourt où il s’embarquera en chemin de fer; débarquant à Récicourt, il vient cantonner à Ville-sur-Cousances.
Le 19 mai 1916, dans la nuit, le régiment monte en ligne sur la cote 304 (nord du village d’Esnes).
Sur cette position convoitée par les Allemands, où depuis des mois se déroule une lutte acharnée précédée de bombardements d’une violence inouïe, point de tranchées, point de boyaux; des trous d’obus jointifs sans cesse bouchés, puis recouverts par de nouveaux projectiles.
Ravitaillement très difficile, rendu même impossible certains jours, par une chaleur étouffante; pas d’eau; c’est là que, jusqu’à la fin d’août 1916, le régiment, par périodes de huit à dix jours, s’opposera, par une héroïque résistance, à la percée allemande dans la direction d’Esnes.
On peut dire que, sur le front étroit occupé par les bataillons, les combats ont été journaliers, menés de part et d’autre avec une violence, une énergie, et une bravoure admirables.
Malgré les attaques avec lance-flammes, malgré les bombardements où le 77 était inconnu, où les 150 et les 210 pilonnaient le terrain, réduisant tout en poussière, le régiment peut dire avec fierté qu’il a conservé intactes les lignes qui ont été confiées à sa défense, et qu’il a rempli la mission qui lui avait été imposée : Tenir à tout prix ».
