Le préfet de Haute-Corse communique : depuis le 30 octobre, date de l’entrée en vigueur du décret du 29 octobre prescrivant les mesures nécessaires pour faire face à l’épidémie du Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, tous les déplacements et activités non essentiels sont interdits.
« La chasse ne fait pas partie des motifs de dérogation à l’interdiction de se déplacer.
Toutefois, il est d’intérêt général de réduire les dégâts aux cultures et de réguler les espèces animales susceptibles d’occasionner des dégâts en mettant en place les actions de chasse nécessaires.
En Haute-Corse, sur tout ou partie du territoire, on compte 3 espèces susceptibles de créer des dégâts : le sanglier, le lapin de garenne et le renard. »
Par arrêté du 2 novembre dernier, le préfet a interdit la pratique de la chasse sur toute le département tout en prévoyant que des dérogations pouvaient être accordées sur le territoire d’une commune en cas de dégats occasionnés aux cultures.
Après consultation de la fédération départementale des chasseurs et l’association des maires de la Haute-Corse, le préfet a précisé les conditions dans lesquelles pouvaient s’inscrire ces dérogations dans un arrêté qui prendra effet lundi 9 novembre.
Tout agriculteur victime de dégâts d’espèces susceptibles d’occasionner des dégâts pourra saisir concomitamment les services de l’Etat et le maire d’une demande de battues, charge au maire de la commune de transmettre son avis motivé aux services de la DDTM, pour instruction.
Une dérogation exceptionnelle pourra également être accordée pour réguler la présence de pigeons-ramiers, après constatation dûment étayée de dommages à des zones culturales, sur demande motivée du maire.
Dans ces secteurs, identifiés sur une carte annexée à l’arrêté pour les sangliers, les lapins et les renards, la constatation des dégats n’est pas un préalable indispensable et il appartient au maire d’adresser directement la demande aux services de l’Etat qui se traduira, en cas de réponse favorable, par un arrêté autorisant les battues.
Cet arrêté valant dérogation à l’interdiction de déplacement, au titre d’une activité d’intérêt général, pour les personnes faisant partie de la battue.
Ces actions exceptionnelles de chasse devront se dérouler dans le strict respect des gestes barrières et des conditions sanitaires suivantes :
pas de repas de fin de battue ;
Les dérogations à l’interdiction d’exercice de la chasse, lorsqu’elles auont été autorisées, ne pourront avoir lieu que 2 jours par semaine, le jeudi et le samedi, du lever au coucher du soleil. Le maire pourra proposer d’autres jours au préfet.
